Pour partager de l'information sur notre ville et construire une alternative |
| |
|
|
---|
|
Après le séisme de dimanche dernierFAIRE FRONT | Alors que nous venions de boucler cette Gazette,
l’actualité nous a percutés de plein fouet : la montée confirmée de
l’extrême-droite dans les urnes, l’annonce de la dissolution de
l’Assemblée nationale par le président de la République. Le
moment politique – historique – nous commande d’être à la hauteur des
enjeux qui dépassent nos préoccupations locales. Les valeurs que nous
partageons sont en péril. Pour les défendre, il nous faut trouver les
ressorts d’une mobilisation large contre le danger de l’extrême-droite. Dans une Gazette très prochaine, nous reviendrons plus en détail sur les enjeux de la séquence qui vient de s’ouvrir. |
|
|
---|
|
La municipalité de Bures-sur-Yvette anticipe-t-elle le dérèglement climatique? | On
peut se contenter de se payer de mots et fonctionner sur des vieux
schémas et d'anciens logiciels pour affronter la transition climatique
et environnementale en cours et à venir.
Nous
laissons à nos lecteurs le soin de tirer eux-mêmes des conclusions
pertinentes d’un échange qui s’est produit au cours d’une commission
municipale Travaux. EpB (Ensemble pour
Bures) : "Les climatologues expliquent qu’avec le dérèglement
climatique, les événements extrêmes (inondations, sécheresses, tempêtes,
canicules…) vont augmenter à la fois en fréquence et en intensité. Si
on prend par exemple le risque d’inondation à Bures, comment est-ce que
cela va se passer ?"
Président
: "c’est le SIAVHY qui s’en occupe et qui d’ailleurs a réalisé
d’importants travaux de re-méandrage qui vont résoudre le problème."
EpB : "Mais vous avez une idée des changements potentiels dans les prochaines années?"
Président : "C’est dans le plan de prévention des inondations (PPRI)."
EpB
: "Oui, mais si les inondations sont 10 x plus fréquentes et 10 x
plus intenses, est-ce que cela veut dire que les inondations décennales
risquent de devenir annuelles et les centennales, décennales? Président : "C’est l’histoire qui donne les fréquences et l’intensité des inondations."
Nos
collectivités sont organisées pour traiter ces phénomènes comme des
événements rares dont on mutualise les coûts. Les sociétés privées
d’assurances ne font pas le même calcul : entre refus des
assurances et triplement des primes, les risques climatiques sont en
passe de ne plus trouver d’assureur. Qui prendrait le risque d’assurer
contre un phénomène quasi avéré ?
Entre
une préfecture qui n’est pas dimensionnée pour assurer des révisions
régulières du Plan de Prévention du Risque d’Inondation et une logique
du temps jadis, comment s’organise-t-on pour prévenir et gérer au mieux
les prochains épisodes hors norme alors même qu’ils sont anticipés (en
illustration les prédictions en matière d'épisodes caniculaires) ? Nous n’avons pas trouvé la réponse à notre question pour les inondations, mais pour les canicules tout est expliqué sur le site de Météo France.
| |
|
|
---|
|
Mobilité, climat et biodiversité |
|
|
|
---|
|
AVION VERT un projet meurtrier pour les forêts |  | Après
avoir retrouvé l'an dernier leur niveau de 2019, les avionneurs tablent
désormais sur un doublement du trafic mondial d'ici à 2050 ! Insolente
santé économique qui fait fi de l'impact du secteur aérien sur le
réchauffement climatique, alors que les avions de ligne émettent chaque
année autant de CO2 qu'un pays comme l'Allemagne. Sur quoi repose cet
optimisme du marché de l'aéronautique ? Sur le SAF (Sustainable
Aviation Fuel) ou carburant d'aviation durable. Derrière ce sigle se
cachent des agrocarburants issus de la biomasse, considérée comme
renouvelable par l'Union européenne. Ils combinent le bois et son
carbone à l'hydrogène afin de produire de l’agrokérosène. La
Commission européenne embrasse le plan des avionneurs, notre président
de la République aussi : se voit-il déjà leader européen du carburant
durable d'aviation d'ici à 2030 ?... d'où 200 millions d'euros
supplémentaires pour le développement du SAF ! Emmanuel Macron mise sur une start-up lyonnaise ELYSE ENERGY et son carburant baptisé BioTJet. À
noter qu'à Dunkerque entre 2010 et 2020, TotalEnergies, le pilote
industriel de cette technologie, avait développé Biotfuel® avant
d'abandonner face aux difficultés d'approvisionnement en biomasse et au
prix prohibitif du carburant produit : « ça fonctionne en labo et en
expérience pilote, mais ça ne marche pas à l'échelle industrielle »,
tranche son patron Patrick Pouyanné. C'est
donc la jeune ELYSE ENERGY, forte du soutien sans faille de l’État et
des collectivités locales qui met le cap sur le Béarn du côté de Lacq.
En projet, l'électrolyseur le plus puissant du monde
pour produire les 72 000 tonnes d'hydrogène indispensables, qui devrait
consommer 1% de la production d'électricité hexagonale. Prévu également,
le pompage chaque année de 7,7 millions de m³ d'eau dans le gave de
Pau, soit la consommation annuelle de la ville de Pau. Et surtout, ELYSE
a besoin de biomasse : 300 000 tonnes de biomasse sèche, soit 500 000
tonnes de bois par an. ELYSE, qui ne manque pas d'humour, dit vouloir «
s'approvisionner dans un périmètre de 5 millions d'hectares de forêt
entre la Nouvelle-Aquitaine et l'Occitanie auprès de sylviculteurs
prônant une démarche durable et certifiée » ! Et pourtant, la France
s'est engagée, avec l'Accord de Paris, à ce que le puits de carbone
qu'est la forêt soit maintenu dans son état actuel ! Mais pour
décarboner sans jamais vouloir réduire le trafic, le secteur aérien a
choisi son camp et tant pis s'il faut détruire la forêt française.
«
Ce projet est complètement mégalo. Consommer autant de ressources pour
faire voler toujours plus d'avions n'a aucun sens », Henri Pépin, du
collectif Touche pas à ma forêt. D’après
l'article de Simon Guichard, AVION VERT et les biocarburants, les
nouveaux prédateurs de la forêt. L'Humanité, 23 avril 2024. |
|
|
|
---|
|
Le 28 mai dernier, Ensemble pour Bures demandait de l’aide pour la Palestine au conseil municipal |
| Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les conseillers, Notre
ville a toujours su apporter sa contribution en solidarité aux victimes
de la guerre, que ce soit en accueillant des familles ukrainiennes ou
en faisant des dons. L'accueil
de familles palestiniennes, n'étant pas possible pour l'instant, et
compte tenu de l'urgence sanitaire, nous souhaitons vous proposer
d'ajouter à l'ordre du jour du prochain conseil municipal, le vote d'un
don à la Croix-Rouge de 5 000 euros, comme marque de solidarité envers
les victimes du conflit israélo-palestinien, en particulier à
destination des Palestiniens à Gaza. En vous remerciant par avance de votre réponse. Thierry PRADERE, Adrienne Ressayre, David Treille, Dominique Jacquet pour Ensemble pour Bures. |
|
|
---|
|
Valérie Pécresse promet une augmentation en personnel et un renouvellement accéléré du matériel vétuste pour le RER B C ! |
| Vous
le savez, si vous ou vos proches le prenez de façon occasionnelle ou
régulière, le RER B fonctionne mal. Avec un million de voyageurs sur la
ligne, les conditions de transport sont déjà limite en conditions
normales. Dès qu'il y a retard, c'est la double peine : on se retrouve
coincé un temps indéfini dans une rame surchargée... 66 maires
de villes situés sur la ligne C du RER ont écrit à la présidente
d’Île-de-France mobilité pour demander une plus grande considération des
usagères et usagers de cette ligne. Ils ont obtenu une promesse
d'augmentation des moyens humains alloués et d'un renouvellement
accéléré du matériel vétuste. L'association des usagers de
transports en commun de Massy demande aux maires des villes situées sur
le RER B de s'engager dans une initiative similaire. Ensemble pour Bures
va apporter tout son soutien à cette excellente initiative sous forme
d’une motion pour le prochain conseil municipal ! |
|
|
---|
|
Départ du directeur des services techniques de Bures-sur-Yvette |
| Nous
regretterons le départ d'Albert Balesme, Directeur des services
techniques de la ville. Malgré nos demandes répétées au maire, nous
n’avons pas pu discuter avec lui des problèmes et des chantiers à
engager pour notre ville avant son départ. |
|
|
---|
|
Une cartographie croisée du bruit et de la pollution de l'air en Île-de-France |
|  |
|
|
---|
|
A
l’occasion du salon des maires d’Île-de-France qui se tenait les 28 et
29 mai 2024 à la porte de Versailles, Bruitparif et Airparif ont dévoilé
leur cartographie de la coexposition aux pollutions sonores et
atmosphériques en Île-de-France Ces
cartographies inédites montrent que 487 communes (38 % des communes
d’Île-de-France) ont sur leur territoire plus de la moitié de leur
population exposée simultanément à une qualité de l'air dégradée et à
des niveaux importants de bruit. Une grande partie de ces collectivités
sont situées dans le cœur dense de l’agglomération parisienne -
notamment Paris, les collectivités de petite couronne et
particulièrement celles situées à proximité des aéroports. La
coexposition air-bruit y est particulièrement forte à proximité (100 à
200 mètres) des grands axes routiers. Globalement, 9,7 millions de
Franciliens (soit 80 % de la population d’Île-de-France) seraient
concernés par une exposition simultanée aux pollutions sonores et
atmosphériques à des niveaux qui excèdent fortement les recommandations
de l’OMS. |
|
|
---|
|
| Librairie LAGIRAF (Moulon) Gif, 13 juin 19h | Quantifier
les variations passées du climat et du cycle de l’eau atmosphérique à
partir d’archives naturelles, utiliser ces informations pour évaluer les
modèles de climat, mieux anticiper les changements à venir et prendre
la mesure de l’influence humaine : telles sont les grandes lignes des
travaux de recherche de Valérie Masson-Delmotte.
Revenant sur sa participation à de grands projets menés notamment au
Groenland, elle restitue également son expérience au sein du GIEC, en
tant que co-présidente d’un des groupes de travail, de 2015 à 2023. Tout
au long de son parcours professionnel, elle a pris conscience de la
nécessité de s’engager pour la démocratisation et l’appropriation des
connaissances scientifiques vis-à-vis du changement climatique, et des
leviers d’action permettant d’en limiter les risques. | |
|
|
---|
|
Nous aimons, nous partageons |
|
|
|
---|
|
| Randonnée dessinée vers le site CIGEO de Bure (Meuse) | En juin 2019, Étienne Davodeau
entreprend, à pied et sac au dos, un périple de 800 km, entre la
grotte de Pech Merle et Bure. Des peintures rupestres, trésors de
l’humanité encore protégés aux déchets nucléaires enfouis dans le
sous-sol, malheur annoncé pour les espèces vivantes. Étienne Davodeau,
sapiens parmi les sapiens, interroge notre rapport au sol.
Marcheur-observateur, il lance l’alerte d’un vertige collectif imminent
et invite à un voyage dans le temps et dans l’espace. De quelle
planète les générations futures hériteront-elles ? Qu’allons-nous
laisser à celles et ceux qui naîtront après nous ? Comment les
alerter de ce terrible et réel danger pour leur survie ? Il est de
notre responsabilité collective d’avancer sur les questions énergétiques
pour protéger la « peau du monde ». | |
|
|
---|
|
| |  | |
| Ensemble pour Bures | 1, allée du Baratage | 91440, Bures-sur-Yvette |
| Ensemble pour Bures
est un collectif créé lors de la campagne des municipales 2020. Nous
avons construit une équipe, un projet, mais aussi une façon d’être
ensemble. Dans le partage et le dialogue, par la collaboration, nous
voulons construire et gérer notre ville avec l’ensemble de ses
habitant.es. Les élections ont permis à quatre d’entre nous d’être
élu.es au Conseil Municipal par 32% des Buressois votants. Ensemble
pour Bures s’est également constituée en tant qu’association afin de
prolonger et formaliser cette vision d’une gestion participative de
Bures. |
|
|
|
---|
|
|
|